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LE TEMPLE RÉFORMÉE  (5 rue du temple).

En 1555 l 'empereur d'Allemagne signe un traité de paix avec les princes protestants. Le culte luthérien pouvait jouir d'une certaine protection qui était refusée au culte réformé (calviniste). Cela a engendré de nombreuses luttes d'influences entre les deux mouvements protestants y compris dans la vallée. Pour clarifier et calmer les esprits, le 8 juin 1561, Eguenolphe III, seigneur de Ribeaupierre, prend la décision suivante : "Après avoir été informé que les deux églises ont accepté la confession d'Augsbourg, et que la seule difficulté consiste dans les cérémonies et usages d'églises, nous ordonnons que chacune d'elles suivra paisiblement et pacifiquement ses anciens usages, et que le pasteur allemand (luthérien) prêchera seul dans l'église Sur le Pré, et le pasteur français (réformé) dans l'église d'Echery (St-Pierre-sur-l'Hâte). Dès le début du XVIIè siècle, le temple d'Echery était devenu trop petit. En 1634, les réformés de Ste-Marie et ceux de Fertrupt décident d'en construire un autre plus central. Il s'agit de l'actuel temple réformé. Il est l'un des rares en France ayant survécu à la révocation de l'édit de Nantes. II a été préservé par le statut religieux particulier de l'Alsace.

Aujourd'hui encore, la communauté réformée dispose de ce temple et de la nef de l'église de St-Pierre-sur-l'Hâte pour ses cultes.

En principe il ne devait pas y avoir d'Instruments de musique dans un temple. Les premiers orgues ne seront donc installés qu'en 1788. Le dernier, malheureusement hors d’usage, est un Callinet de 1847. Un temple ne devait pas plus disposer d'un clocher. Mais en 1807 la cité étant prospère grâce au textile, la communauté réformée fait édifier un clocher d'une hauteur de 23 mètres et d'un diamètre de 4 mètres . Il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques, tout comme la chaire et la table sainte.

C'est un fondeur de Ribeauvillé qui fabriquera les deux cloches. Elles seront remplacées par deux autres fondues à Metz en 1861. Ensemble, elles pèsent plus d'une tonne ! En 1917 elles sont descendues par les Allemands qui veulent les fondre. Après la guerre, seule une des cloches sera restituée. Avec l'argent versé en dédommagement par les Allemands lors de la confiscation, la paroisse fera fondre une nouvelle cloche à Colmar. Elle retentira pour la première fois le 26 novembre 1922.

A cette époque presque toutes les cloches de la vallée avaient été enlevées par les Allemands.

Au XVIIIème siècle, pour faire face aux problèmes liés à l'affluence dans le temple pendant les cultes, les emplacements des fidèles étaient réservés nominativement aux différentes familles. Ils se transmettaient d'ailleurs de père en fils. Les personnes détentrices des places fixes étaient tenues de les entretenir et de les réparer à leurs frais. Deux ou trois places étaient néanmoins réservées aux catholiques !

Plusieurs personnalités dont Jean Fattet, ancien Landrichter et conseiller intime de le puissante famille des Birkenfeld, sont enterrées ici.  

LA CHAPELLE LUTHÉRIENNE DE FERTRUPT

On peut la dater, approximativement fin du XVIème début XVIIème siècle, d'après un plan des mines de la fin du XVIème siècle réalisé par le greffier Guillaume Schura. Au tout début elle servait à la confrérie des mineurs, le marteau et la pointerolle au-dessus de l'entrée en attestent. Selon l'abbé Grandidier elle a essentiellement servi lors de cérémonies funéraires. Dans son «Histoire de la vallée de la Lièpvrette » publiée en 1808, il écrivait : «Les Luthériens possèdent également une chapelle à Fertrupt mais n'y célèbrent pas de culte. On utilise celle-ci uniquement lors des enterrements.»  Le pasteur Gerst explique le but de la construction de l'édifice, il pense que c'est à cause de l'exiguïté du cimetière «Sur le Pré».

« Un tel nombre de ses morts (ceux de la confrérie) demandait à être recueilli au cimetière de l'église Sur le Pré que la place vint à y manquer. C'est pourquoi il fallait en trouver sur le versant autour de la chapelle. » On aménagea donc le cimetière et la chapelle fut destinée aux offices mortuaires.

 

Le même pasteur produit la liste des personnalités luthériennes enterrées dans la chapelle.

13 Décembre 1754 : Le Dr Kast médecin ordinaire du roi Stanislas de Pologne et duc de Lorraine ; décédé à Lunéville

1755. J-Henri Barth de Strasbourg, juriste et archiviste de la ville de Strasbourg ; âgé de 42 ans

1757. J.J. Sauer concessionnaire des mines de Sainte Marie Lorraine, âgé de 70 ans

1758. Juliane Dorothée Weidner l'épouse de Phil. Alb. Weidner, officier comtal. Agée de 84 ans

La chaire,  la balustrade et  l'agneau pascal proviennent de l'église Sur le Pré, à cet endroit passait aussi une galerie de mine.  

Cette chapelle de style renaissance a été rénovée en 1899 puis en 1986.  

Trois pierres tombales ornent la façade de la chapelle : celle du licencié en droit Chrétien de Schwengsfeld, fils aîné du conseiller intime du Prince de Birkenfeld ; celle de l’officier des mines Jacob Trimbach décédé le 3.9.1649. La troisième date de 1614, victime de l'outrage du temps, on ne peut pratiquement plus lire les inscriptions qui y figuraient. C'est la pierre tombale du Landrichter Ludwig, Friederich DRAES nommé Saurbrun décédé le 19 octobre 1614.

 

Voici le texte tel qu'on pouvait encore le déchiffré au début du XXéme Siècle :

 

NACENDO MORIMVR

 VITA AETERNA MORTE PARATVR

ANNO DOMINI MDCXIV DEN XIX TAG OCTOBRIS

STARB DER EREVRDGE STRENGE LVDWIG FRIE

DERICH DRAES GENANT SAVRBRVN DIESER ZEIT

GEWESENEN RAPPOLTSTEINISCHEN RAT VUND LAND

RICHTER ZV MARKIRCH DEM GOTT GENAD

O RICHTER TVE HIE RICHTEN RECHTEN RECHT

GOTT IST RICHTER VUND DV SEIN KNECHT

VND STEHE DER GERECHTIGKEIT

   (Source : Georges JUNG)

 

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