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L'ÉGLISE SAINT-LOUIS (dans la rue St-Louis).

Louis XIV ne supportait pas le fait que sur une petite partie de son royaume, en l'occurrence Ste-Marie-Alsace, se trouvaient plusieurs églises et chapelles toutes protestantes. En 1673, il fait donc construire une église catholique sur la rive droite de la Lièpvrette et lui donne son nom. En 1686, M . Thouvenet fut installé comme premier curé de la nouvelle église catholique de Saint-Louis, et dans la même année les catholiques furent mis en possession du chœur de l'église de Saint-Pierre-Surlattes, que leur accorda le roi Louis XIV, et que les réformés avaient possédé pendant cent vingt-cinq ans ; néanmoins, ces derniers gardèrent la nef de l'église, où ils célèbrent encore aujourd'hui leur culte.

Devenue trop petite celle-ci est détruite en 1846 et immédiatement reconstruite en 1848.  La nouvelle église Saint-Louis est de style néo-classique avec quelques éléments baroques (chœur, autels latéraux). Dans le fond du chœur se situe un grand tableau représentant St-Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes.  

Les vitraux de la nef sont des oeuvres de l'art nouveau. Ces vitraux posés de 1905 à 1908 sont l'œuvre de l'école de Munich.

L'ÉGLISE LUTHETIENNE DES CHAÎNES (81 rue St-Louis).

L'ÉGLISE LUTHETIENNE DES CHAÎNES (81 rue St-Louis).

Cette église luthérienne doit son existence au fait que l'église "Sur le Pré" était devenue trop petite et trop éloignée du centre de la ville. La chaire en chêne date de 1935. Des vitraux du début du 20ème siècle représentent des scènes de la vie du Christ. Dans l'entrée, à gauche, se trouve la dernière cloche de l'église Sur le Pré. La cour de cette église était protégée par des chaînes. C'est pour cette raison que la population ste-marienne l'a baptisé église des chaînes. Quatre restaurations ont permis de maintenir l'édifice dans un bon état.

L'oratoire d’Echery (à la sortie vers la Petite Lièpvre ).

En 1842 les luthériens d'Echery ont adressé une pétition au consistoire de Riquewihr avec pour objectif la création de leur propre paroisse. Ils ont obtenu gain de cause et le premier pasteur a pris ses fonctions en mars 1843, date de l'inauguration de l'oratoire.

 

L'Eglise sur le Pré (" Mattenkich")   et Chapelle St-Joseph (av. R. Zeller).

L’église Sur le Pré a été construite vers 1545, peut-être à l'emplacement d'un édifice plus ancien. Pendant plusieurs siècles elle est l'église des mineurs. Elle est attribuée aux luthériens en 1561 après une courte période de neutralité entre les différents mouvements de la Réforme. L'historien Muhlenbeck évoque ce passage de l'histoire de cette église : " l'église des mineurs, sur le Pré, était d'ancienne date desservie par des frères du couvent de Lièpvre. Il se trouva que quelques-uns de ses frères, doués de plus de curiosité d'esprit que les autres, lurent les livres à la mode de Luther, de Hutten, de Zwingli. Ils quittèrent le couvent. L’un d'eux, cependant, resta "Uff der Matten" (sur le Pré). Excellent catholique au demeurant, comme l'affirme une supplique des mineurs à la Régence d'Ensisheim, ce dernier desservant se maria. Après sa mort, survenue peu après, Eguenolphe ouvrit l'église à un jeune homme, venu de la Misnie , Maître Pierre Hoger, élève de Sulzer de Bâle et par conséquent tout au moins neutre entre les confessions protestantes rivales.

Le plafond de l'église représentait une voûte céleste et peints en or sur fond d'azur le soleil, lune et étoiles sur fond de ciel. Les vitraux retraçaient les travaux miniers. La chaire était soutenue par un énorme mineur sculpté. Entre 1614 et 1630 une centaine d'enfants y étaient baptisés tous les ans.

Le 6 octobre 1754, elle est entièrement détruite par un incendie accidentel. Quatre ans plus tard elle est à nouveau opérationnelle. Des offices religieux y sont célébrés régulièrement jusqu'en 1846. Elle est abandonnée après la construction de l'église dite des chaînes.

En 1862 une partie considérable du terrain y attenant est cédée à la Compagnie des chemins de fer de l'Est. Puis par décret impérial du 16 mars 1867 ce fut l'église que le Consistoire céda à la Compagnie.

Le dernier culte y est célébré le 16 juin 1867 par le pasteur Groetzinger.  Elle est détruite en 1880, victime des temps modernes pour laisser le passage au train.

La chapelle St Joseph construite en 1965 se situe approximativement sur l'emplacement de l'église "Uff der Matten".  

 

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