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L'église Sainte-Madeleine (à côté de la mairie).

Elle a remplacé l'ancienne église paroissiale (l'actuelle chapelle de la Madeleine qui était devenue trop petite). Construite en 1757 selon un plan très curieux, dressé en 1756 par François Léopold Wichard, docteur en théologie, et curé de Sainte-Marie-Madeleine ( jusqu’à sa mort le 8 février 1774 ). La place qu’occupe cette l’église faisait partie du jardin de l’ancien châtelet des ducs de Lorraine, qui avait été abandonné à la ville en 1754, par adjudication du conseil des finances du roi Stanislas.

Erigée sous l’invocation de Sainte-Marie-Madeleine, ce fut le premier octobre 1758 qu’on procéda à sa bénédiction, Charles Louis Constantin Prince de Rohan-Guéméné étant évêque de Strasbourg. Son style typiquement lorrain présente une façade massive surmontée d'un clocher à bulbe.  A l'intérieur, la grande fresque au plafond représente le père (Dieu), le fils (Jésus-Christ) et le St-Esprit incarné par la colombe. Le maître-autel en marbre blanc date de 1842. Les quatre grandes fresques de la nef sont l’œuvre de l'artiste Strasbourgeoise Caroline SORG. Elles sont de 1897-1898 et représentent différentes étapes de la vie de Jésus. La chaire en marbre est digne d'admiration. Le grand tableau après la porte latérale ouest représente à sa base des mineurs se dirigeant vers l'entrée d'une galerie alors qu'une procession parcourt la ville. Les fonts baptismaux sont également en marbre. L’église dispose aussi du dernier orgue réalisé par Callinet (1849). Il a été modifié en 1948 et restauré en 1994.

 

Le couvent des Cordeliers

A proximité, sur le côté gauche de la mairie se trouvait l'ancien couvent des cordeliers (bâtiment détruit en 1975).

 En 1617, Henri II (1563-1624), duc de Lorraine, envoya à Sainte-Marie-aux-Mines, à la sollicitation d'Adam Petz, suffrageant de Strasbourg, quelques cordeliers de la maison de Raon-l’Étape pour assister le curé à endiguer l'hérésie qui se développait fortement en Alsace. L'opération a temporairement réussi puisque le premier protestant ayant pu s'installer du côté lorrain sans avoir de problèmes était un papetier s'appelant Felmé, c'était en 1770.

Le couvent des Cordeliers de Sainte-Marie-aux-Mines relevait de la province des cordeliers de Lorraine qui comprenait treize maisons partagées en trois custodies, Mirecourt, Neufchâteau, Raon-l’Étape et Sainte-Marie-aux-Mines. Cet ordre fut institué par Saint François d'assise en 1223 et fut classé dans l'ordre des mendiants. L’église était sous l'invocation de Saint Jean Baptiste et le grand autel sous son nom. Il y avait dans la nef deux autels collatéraux, l'un dédié à Saint-François et l'autre à Saint-Antoine.

Le 13 mars 1777, un incendie d'origine accidentelle détruisit une partie du couvent. Le père Gay supérieur du couvent depuis 1774, périra dans l'incendie.

La popularité du couvent des Cordeliers était telle que des bourgeois de la ville demandèrent à y être inhumer. C'est le cas d'Antoine Narbey (+ 23-1-1732) et de son épouse (+ 25-6-1730) qui demandèrent dans leur testament de 1731 d'être inhumé dans l'église du couvent.

Les moines vivaient en grande partie des aumônes que recueillait le père gardien du couvent tous les vendredis chez les habitants de Sainte-Marie-aux-Mines sans distinction de religion. A la Révoltions , le couvent est définitivement fermé et vendu comme bien national

 

 

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