Accueil
Remonter
Ma Ville
A travers l'Histoire
Village d'Aubure
Etat Civil
Paroissiaux
Actes d'Aubure
Genealogies
Morts pour la France
Adresses utiles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES AMISH

A Ste-Marie-aux-Mines vivait une importante communauté de mennonites ou d’anabaptistes.

Aux environs de 1880 cette communauté se composait encore d'environ 50 familles (300 personnes). Quelques familles citées : Scheer, Augsburger, Goldschmidt, Vormwald, Reschly, Bée, Reck, Baecher, Wagler, Bachmann, Sommer, Hauri, Mürer, Barbier, Dolder .

L'anabaptisme issu du bouillonnement de la Réforme trouve ses racines dans le mouvement pacifiste zurichois du début du 16ème siècle. Ils arrivent à Sainte-Marie par vagues successives depuis le 16ème siècle. Les premiers d'entres eux qui se fixent dans la vallée sont des mineurs venus de Suisse et de Moravie. D'autres mouvements migratoires se dessinent dès 1671 à partir du Canton de Berne principalement de l'Emmental, Thoune et de Sumiswald, où les paysans-éleveurs anabaptistes sont persécutés.

Les anabaptistes sainte-mariens se forgent très vite une solide réputation d'agriculteurs efficaces. Leur grande assiduité au travail et leur esprit d'innovation les amènent à s'enrichir rapidement et à s'embourgeoiser. 

Cet embourgeoisement relatif déplaît aux membres les plus radicaux de la communauté.

Jacob AMANN, un anabaptiste suisse arrivé à Ste-Marie vers 1690, habitant la Petite-Lièpvre , préconisa un retour à des règles de vie plus strictes.

 

Par crainte de voir la communauté perdre son identité si chèrement acquis cet «ancien» zélé et intransigeant tente par tous les moyens d'imposer à ses disciples un strict non conformisme : maintien du dialecte bernois, refus du service armé et de toute fonction publique, vêtements austères aux couleurs sombres, absence de boutons remplacé par des agrafes, ni bijou, ni alliance, pas de boucle aux chaussures et port de la barbe. En 1693 Jacob Amann finit par imposer ses idées et excommunie tous les opposants malgré de nombreuses tentative de médiation. Le schisme qu'il provoque divise l'anabaptisme; la grande majorité des communautés du Palatinat et de Suisse refusent de le rejoindre. Les partisans d'Amann appelés amish se replient sur eux-mêmes et refusent tout contact avec les autres communautés. C’est ici, à Sainte-Marie, qu’est né le mouvement Amish. 

L'accaparement des terres agricoles par les amish suscite une vive jalousie et leur réussite fulgurante bien des convoitises, notamment de la part des catholiques. Fin 1696 le curé de l'église Saint-Louis entreprend des démarches aboutissant à l'expulsion des amish ordonnée par l'édit royal de Louis XIV en 1712 : Il est soutenu par des personnes influentes qui profitent de la situation pour s'approprier les biens devenus vacants.

Aujourd'hui il existe encore des communautés amish concentrés dans l'Est des États-Unis. Ils sont pour la majorité les descendants de mennonites alsaciens et suisses, en témoigne leur dialecte d'origine germanique, le " Pennsylvania Dutch", qui leur est propre.

Précédente Remonter Suivante