Accueil
Remonter
Ma Ville
A travers l'Histoire
Village d'Aubure
Etat Civil
Paroissiaux
Actes d'Aubure
Genealogies
Morts pour la France
Adresses utiles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux premières paroisses.

 A la fin du XIème siècle, Théodoric duc de Lorraine fait rédiger une charte par laquelle il restitue au prieuré de Lièpvre la dîme de "Sancta Maria". C'est la première mention connue de Ste-Marie.

Après la disparition du dernier Seigneur d'Echery en 1381, la vallée est divisée en deux. La rivière la Lièpvrette devient une frontière.

En 1399, un traité signé entre le seigneur de Ribeaupierre et le duc de Lorraine octroie :

au premier, ce qu'il est convenu d'appeler le Val d'Echery alsacien ou Val d'Alsace avec le hameau de St-Blaise et le village d'Echery. Il s'agit approximativement des terres du prieuré d'Echery situées sur la rive droite de la Lièpvrette en amont de St-Blaise.

au second, celles du prieuré de Lièpvre, c'est-à-dire le Val de Lièpvre lorrain avec le bourg de Lièpvre et un certain nombre de hameaux dont celui de Ste-Marie-Madeleine au pied de la Belle-Vue à Ste-Marie-aux-Mines et dont l'église date du Xlème siècle.

Le Val de Lièpvre forme la grande paroisse francophone de Lièpvre. Elle est desservie par les moines du monastère et ne connaîtra qu'une seule religion, le catholicisme..

Le Val d'Echery forme la paroisse St-Guillaume dépendant de l'abbaye de Moyenmoutier jusqu'en 1317, puis de l'abbaye de Baumgarten au pied du Mont Ste-Odile jusqu'en 1525.

 Sous l'administration de l'abbaye de Baumgarten, la paroisse du Val d'Echery est divisée en deux bans :

Celui d'Echery limité à l'est par le ruisseau du St-Philippe ;

Celui de St-Blaise s'étendant entre ce dernier et l'Isenbach, mais il n'y a pas création de deux paroisses autonomes, le hameau de St-Blaise avec sa chapelle devient une filiale de la paroisse d'Echery (Église St-Guillaume devenue St-Pierre et Paul à Sur-l'Hâte).

Dans les premiers temps de la réforme, il est difficile de distinguer nos communautés religieuses d'après le dogme. Les gens n'ont que faire des subtilités doctrinales et se regroupent d'abord par origine linguistique puisque le prêche a lieu dans la langue maternelle.

On parle d'abord et communément d'une Église allemande et d'une Église française protégées les deux par Eguenolphe III de Ribeaupierre. Les mineurs allemands se retrouvent à l'église «Sur le Pré», tandis que les huguenots venus des différentes régions de Lorraine et de France se réunissent à Sur-l'Hâte dès la deuxième moitié du XVIème siècle, mais il arrive que les pasteurs des deux Églises officient l'un en remplacement de l'autre dans les deux lieux de culte.

Une différenciation plus nette entre le culte réformé français et le culte luthérien allemand est signalée vers la fin du XVIème siècle. Le pasteur F.G. Schmidt qui réside à Ste-Marie de 1797 à 1837 cite l'établissement d'une convention datant de 1580, la «Formula CONCORDIAE» séparant les deux Églises. La distinction se précise encore selon le pasteur C.E. Caspari (Histoire de l'Église luthérienne de Ste-Marie-aux-Mines, 1856) lorsque le comte Eberhardt de Ribeaupierre (1585-1637) succède à Eguenolphe III et concède définitivement aux luthériens l'église Sur le Pré.  

Remonter Suivante