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 Mais au XVIIIème siècle devait se développer une autre industrie : le textile. Elle fut introduite par le Mulhousien J.G. Reber, en 1755, et Sainte-Marie devint une des places maîtresses dans la fabrication des tissus de haute qualité, mais cela à travers bien des vicissitudes.

Jean Georges REBERL’industrie textile fit la réputation de Sainte-Marie, sur le marché mondial. Le textile francisa Sainte-Marie plus que ne l'avait fait le traité de Westphalie. Les grandes maisons de la haute couture parisiennes associèrent étroitement nos fabriques au marché parisien.

 

A plusieurs reprises, il a fallu aux fabricants beaucoup d'audace, d'initiative, de finesse pour orienter vers de nouvelles bases de travail le textile et conserver à Sainte-Marie-aux-Mines sa réputation mondiale de « ville du beau tissu ».

La ville comptait en 1866, 12.352 habitants, elle était alors la troisième ville du Haut-Rhin.

Comme on peut le constater, l'histoire de la vallée a été en quelque sorte l'histoire de son industrie.

Tisserand "à bras"Après 1870, de nouveaux débouchés durent être cherchés pour écouler les marchandises fabriquées, et la vie reprit peu à peu l'industrie locale s'adaptant sur les nouvelles bases économiques. Aussi, jusqu'en 1914, cette période fut assez florissante, pour subir un nouveau revers lors des hostilités de la première guerre mondiale.

Les troupes allemandes firent leur apparition dès le vendredi, 31 juillet 1914 à 3 h du matin, s'arrêtèrent environ un quart d'heure pour monter vers le Col de Ste-Marie. Ce même jour, l'état de siège fut affiché à 16 h 30 et proclamé à son de caisse, par l'appariteur à 8 h du soir. Ce fut ensuite la déclaration de guerre le 3 août, suivie de la mobilisation. Suivirent les sombres années de la guerre, au cours de laquelle Sainte-Marie a payé un lourd tribut. Après avoir pansé ses plaies, lors du retour à la France , en 1918, la vie a pris un nouvel essor, plein d'espoir, et ce fut ensuite une période de prospérité et de travail, malgré quelques crises qui ont secoué l'industrie.

Au cours de cette période d'entre les deux guerres, un grand rêve a trouvé sa réalisation : la percée des Vosges. Les travaux commencent le 13 mai 1933, et, attaquant des deux côtés du versant vosgien, les deux galeries se rencontrent le 12 novembre 1936. Ce bel ouvrage se classe par la longueur 6.8721 m au deuxième rang français des tunnels. La ligne est mise en service le 3 août 1937. En 1976 ce tunnel ferroviaire est transformé en tunnel routier, se plaçant sur le grand axe transversal Est-Ouest de la Moyenne Alsace vers la Lorraine.

 

Arrivée des Américains à Ste-Croix-aux-MinesSurvint la deuxième guerre mondiale avec l'occupation allemande, au cours de laquelle cependant, l'industrie n'eut pas trop à souffrir. Par contre les années d'après-guerre ont vu le déclin du textile. A la suite de la crise textile, de nombreux établissements ont été fermés, ayant pour conséquence une véritable hémorragie de la jeunesse, qui s'est vu obligée de chercher un emploi en-dehors de la vallée. Les responsables locaux ont dû s'orienter vers l'implantation de nouvelles industries.

Tel est, brièvement esquissé, l'aperçu historique, social et économique Les Vosgesde  Sainte-Marie. Ajoutons que le tourisme prend de jour en jour une importance plus grande. La situation de la ville lui est favorable et offre aux touristes les paysages les plus pittoresques pour le véritable ami des Vosges. Aussi, la population, qui pratique le plus cordial accueil, a compris qu'elle peut attirer une clientèle touristique et l'aspect général de la ville devient de plus en plus gai et accueillant.  

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